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Monument de Gaston Castel, 1927

Artistes : Roxane Borujerdi, Chloé Dugit-Gros, Adrien Vescovi, Alexandre Gérard, Yannick Papailhau, Laure Vigna, Grégoire Motte, Gilles Pourtier, Guillaume Gattier, Hélène Juillet + Wolfgang Kleber & Michaël Camellini / Période : Septembre 2013 / Lieu : Les Loges (Marseille) / Exposition collective / Commissariat : Jean-Christophe Arcos, avec Axelle Galtier et Gilles Desplanques / Production : MP2013, Planète Emergences, Institut Français (Essen), Perspective Trouble, Goethe Institut ///

Début 1923, Gropius modifie la devise du Bauhaus : « L’art et la technique, une nouvelle unité » remplace « Il n’existe aucune différence essentielle entre l’artiste et l’artisan. ». Le titre de cette deuxième exposition y fait explicitement référence.

Lors du premier volet, BAUHAUS.entretenir des choses matérielles., qui s’est déroulé du 28 octobre au 2 décembre 2012 à Essen, dans la Ruhr, il s’agissait de considérer le Bauhaus comme un héritage formel, une référence de modernité dans le catalogue de laquelle les grands courants artistiques du 20e siècle ont pu piocher, et à laquelle les artistes contemporains continuent de faire référence, de façon consciente ou ingénue.

Dans la pratique des artistes réunis à Essen, le rapport au matériau, voire à son épuisement, rejoint une esthétique à la fois minimale et formalisée : jouant sur les ambiguïtés de la matière, sur ses représentations, ils mettent en scène la qualité physique des matériaux, leur propre implication dans ce corps à corps, et, finalement, l’impasse que constituerait un art débarrassé de sa matérialité, du processus qui lie le concept premier à l’objet ultime – de la technique, donc.

Cet héritage est aussi chargé d’ambiguïtés : le Bauhaus a dessiné les utopies de son temps, avec lesquelles on peut aujourd’hui opérer ; elles sont utilisées et révérées autant que détournées, tant « l’illusion moderniste » a pu peu à peu devenir désillusion, et affaiblir son dessein utopique.

Pour ce second volet, le propos porte davantage sur les méthodes d’enseignement et de création du Bauhaus : travail en atelier, réalisations collaboratives, partages des savoirs entre pairs, apports des techniques de l’artisanat à la création artistique.

Un contrepoint historique est constitué par la présence des photographies de Wolfgang Kleber, photographe allemand qui a réalisé un travail documentaire et formel sur les maisons des maîtres du Bauhaus à Dessau.

Parallèlement, les œuvres exposées à Essen en octobre, remontrées à Marseille, participent à une micro histoire, celle d’une communauté d’artistes.

L’histoire commune à l’échelle d’un petit groupe de personnes, mais aussi l’exploration non plus des signes mais des méthodes du Bauhaus, marquent une prise de distance avec le Bauhaus et les utopies du siècle passé.

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Merci à Triangle France et à Arnaud Deschin.

Un projet soutenu par Marseille Provence 2013 et par l’Institut Français (Essen),

Et réalisé par Planète Emergences et Perspective Trouble.

Où : http://www.ou-marseille.com

Histoire de l’œil : http://www.galerieho.com

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