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Artistes : Martine Aballéa • Andrés Baron • Coraline de Chiara • Anne-Valérie Gasc • Isabelle Giovacchini • Alice Guittard • Guillaume Linard Osorio • Ronan Masson • Hélène Paris • Gilles Pourtier • Olivier Sévère • Vincent Voillat • Léonie Young / Période : novembre 2019 / Lieu : Villa Belleville, Paris / Commissariat : Jean-Christophe Arcos / Production : Villa Belleville / Perspective Trouble  ///

Exposition du 6 au 10 novembre 2019 • Vernissage le mercredi 6 novembre 2019 à partir de 18h

 

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«D’un côté, la volonté humaine érige l’édifice selon un principe de verticalité ; de l’autre, le travail de la nature tend à son érosion et à son aplanissement.»
Georg Simmel

 

 

Destruction et (re)construction sont des outils privilégiés pour tout pouvoir décidé à mettre en œuvre sa domination.
La statuaire et l’architecture ne sont aucunement des excroissances esthétiques ou des parties émergées : elles contribuent, par le paysage, à édifier les populations et les règnes et à écrire, ou effacer, leurs récits. Sur les ruines des idéologies utopistes des avant-gardes artistiques, et avec les matériaux forgés par celles-ci, un mouvement politique global dessine aujourd’hui une histoire qui n’a jamais existé, et qui serait en train de s’achever avec pertes, fracas et poussière de béton, voire de plastique.
La mise en scène de ces récits passe par des détournements du paysage architectural ainsi que par une mainmise sur les discours qui les sous-tendent : la réécriture de l’histoire à la faveur de la rénovation urbaine (et inversement) consolide une version officielle de notre contemporanéité oublieuse.
La figure de la ruine, minérale ou organique, n’appartient ni au présent ni au passé, ni au sol ni au sous-sol, ni à la
réalité ni à la fiction, ni à l’objet ni au langage : elle réfléchit les (in)déterminations de l’architecture comme les obscurités chtoniennes.
L’histoire serait dès lors une fabrique d’incompréhension autant que de paysage.

Peut-être le culte de l’histoire, prédit par Aloïs Riegl, empêche-t-il à l’écriture de l’histoire future comme au commentaire de l’histoire passée d’advenir. Le miroir dans lequel se fige le présent perpétuel de la postmodernité ressemble en bien des points à l’Egide, ce bouclier magique offert à Persée par Athéna pour combattre la gorgone Méduse sans être pétrifié. Et c’est nous qui semblons l’être aujourd’hui, comme des statues sans paysage.
En créant un Cercle de la pierre, dont la présente exposition constitue le premier volet, nous voulons initier une résilience, si ce n’est une résistance, à l’égard des prophéties de l’époque et de son désir de mettre un terme définitif à l’histoire.

Les artistes réuni•e•s ici creusent le sol, à la recherche des minéraux éternels, puisque rien ne dure, vraiment. Le métamorphisme, du marbre comme du plastique, inspire la transformation, libère les énergies contenues. Sorti•e•s de la caverne, les liens ne les asservissent plus, ils les rassemblent ; leurs yeux ne sont plus fixés : ils invitent au regard, c’est-à-dire à l’action.

 

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Discussion autour du livre
L’Utopie fantôme de Léonie Young
le jeudi 7 novembre à 19h

Discussion autour du livre
La grande surface de réparation de Gilles Pourtier
le samedi 9 novembre à 17h

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Remerciements
Galerie Alain Gutharc
Un-Spaced
Galerie Eric Mouchet
LE GRAND BELLEVILLE
La Tannerie – lieu d’art
Idem+arts pour L’Utopie fantôme de Leonie Young
3 bis f – lieu d’arts contemporains, Mécènes du sud et Philippe Prost pour La Grande surface de réparation de Gilles Pourtier
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